Après une petite période d’interruption, nous avons eu le plaisir d’essayer Andor, le premier jeu de Michael Menzel qui est sorti en 2012 chez Iello. J’avais beaucoup d’a priori sur ce jeu, car nous ne sommes pas très fans du système coopératif. Eh bien autant le dire tout de suite, nous avons été emballés. L’auteur a réussi un subtil mélange entre le jeu de plateau et le jeu de rôle tout en restant dans une gamme familiale pour 2 à 4 joueurs.

Ici, vous incarnez un héros parmi les quatre proposés et vous devez participer à des légendes (scénarios). Vous possédez un certain nombre de points de force (pour l’attaque), de points de volonté (pour encaisser les coups) et éventuellement des objets. L’une des particularités intéressantes d’Andor est sa méthode d’apprentissage des règles. En effet, après avoir lu les explications de mise en place vous commencez directement à jouer avec une légende d’introduction qui vous guide comme un tutoriel de jeu vidéo.
Chaque légende est un paquet de cartes classées dans un ordre bien précis. Le pion narrateur déclenche la lecture d’une carte en fonction de son avancée sur le plateau. A chaque fois, on y trouve un texte d’ambiance, un texte de mise en place (pour par exemple ajouter de nouvelles figurines sur certaines cases), le but des missions ainsi qu’un rappel des règles. Chaque joueur dispose de 7 heures (7 points d’action) pour se déplacer ou combattre.
- Pour les déplacements, on dépense une heure par case.
- Pour le combat, il faut se trouver sur la même case qu’un monstre et dépenser 1h pour le déclencher. Ensuite, vous devez lancer un nombre de dés (à 6 faces) correspondant à votre niveau de volonté (les trois dés bleus sur l’image ci-dessus). Vous prenez la plus grande valeur que vous ajoutez à vos points de force. Ceci vous donne votre valeur d’attaque. On fait de même avec les dés prévus pour le monstre afin de déterminer sa valeur d’attaque. Si vous obtenez une valeur inférieure, vous perdez la différence en point de volonté et si vous êtes supérieur c’est le monstre qui les perd. Si ses points arrivent à 0, le monstre est éliminé et placé sur la case 80 du plateau. A ce moment-là le pion narrateur avance d’une case et parfois enclenche la lecture de la carte suivante. Il faut donc bien réfléchir avant d’attaquer une créature, car sa mort accélère la partie.
Il est possible et même souvent conseillé d’attaquer en groupe afin de s’assurer la victoire. Mais attention, avec cette méthode on monopolise les héros pour une seule action alors que bien souvent chacun doit s’occuper d’une mission en particulier pour réussir la légende.

Une fois que tous les héros ont utilisé leurs sept heures, les joueurs replacent leur pion sur la case « Lever du soleil » pour commencer une nouvelle journée. Avant d’amorcer le prochain tour, il faut :
- Retourner une carte événement et appliquer ses effets.
- Déplacer toutes les créatures en suivant les flèches du plateau.
- Retourner les tuiles « puits » du côté coloré.
- Avancer le pion narrateur, et éventuellement lire la prochaine carte légende.
Dès que le pion du narrateur arrive sur la dernière case, il faut vérifier si toutes les missions sont accomplies pour déterminer si les héros ont gagné ou non. Comme je le disais en introduction, nous avons été conquis par ce jeu et nous sommes impatients de recommencer une partie.
Pour les plus curieux, voici la vidéorègle du jeu :
| L’apprentissage des règles | Seulement 2 des légendes sur les 5 sont rejouables |
| L’ambiance | |
| Le matériel et les illustrations |
Lieu : Villars
Date : 4 juillet 2014
Andor – Légende 1 : Pas réussie
Andor – Légende 2 : Pas réussie

